|
Fondée en 1909 par le génie alsacien d'origine italienne Ettore Bugatti (dépositaire de plus de 1000 inventions brevetées en mécanique) et reprise un temps par son fils Jean Bugatti décédé précocement en 1939 à l'âge de 30 ans. Bugatti s'est particulièrement distingué dans le sport automobile avec ses légendaires bolides bleus au radiateur en fer à cheval au palmarès inégalé de plus de 10000 victoires internationales en course, 37 records, ainsi que dans la gamme des voitures de luxe d'élite sur mesure avec l'adage d'Ettore : Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher. En 1910 Bugatti remporte un vif succès au Mondial de l'automobile de Paris grâce à des caractéristiques techniques avancées, une haute qualité de finition, un haut niveau d'esthétique, de design et de prix. Il poursuit et enchaîne les modèles de course et de luxe avec la Bugatti Type 13 ou Brescia (1327 cm3, 4 cylindres, 95 km/h) qui remporte plus de 40 courses en quatre ans malgré sa faible cylindrée. En 1924 il présente en août sa fameuse Bugatti Type 35 au Grand Prix automobile de France à Lyon. Une voiture aux performances d'avant-garde dotée d'un compresseur pilotée par des pilotes d’usine et privés qui remportent plus de 2 000 victoires en compétition (record inégalé à ce jour) et qui lui apporte la gloire et la prospérité. En 1926 Ettore et Jean conçoivent les Bugatti type 37 et Bugatti type 40 ainsi que l'extraordinaire Bugatti Type 41 la « Royale » qui cumule tous les superlatifs. Construite pour l'élite des monarques et chefs d'état de la planète. (12 763 cm³ pour 300 chevaux, 500 000 Francs) C'est un échec commercial cuisant, aucun monarque ne l'achète. Sur les 6 exemplaires |fabriqués, 3 seulement seront vendus. En 1927 Ettore et Jean conçoivent les Bugatti Type 43 (8 cylindres, vitesse exorbitante pour l'époque de 170 km/h), les Bugatti Type 44 (plus de 1000 exemplaires vendus). En 1937 et 1939 Bugatti remporte deux fois les 24 heures du Mans avec les derniers pilotes français d’usine Jean-Pierre Wimille associé avec Robert Benoist au volant d'une Bugatti Type 51 en 1937 et associé avec Pierre Veyron au volant d'une Bugatti Type 57G en 1939. Malheureusement, le 11 août 1939 Jean Bugatti se tue accidentellement à l'âge de 30 ans au cours des essais d'une Bugatti Type 57C à Duppigheim à 10 km à l'est de l'usine. C'est un drame catastrophique pour Bugatti et pour son père qui ne s'en remettra pas. En 1947 Ettore Bugatti meurt d'épuisement des suites d'une congestion cérébrale le 21 août à Paris. La première résurection arrive en 1987 où l'entrepreneur italien Romano Artioli rachète la licence Bugatti, fonde Bugatti Automobili SpA et présente le jour du 110e anniversaire de la naissance d'Ettore Bugatti (15 septembre 1991) la voiture la plus puissante et la plus novatrice du monde d'alors, la Bugatti EB110. Il fait faillite en 1996 après avoir vendu 139 véhicules. La deuxième résurection intervient en 1998 ; le pari de battre le record de vitesse de la Porsche 917 sur la ligne droite des Hunaudières au Mans (un peu plus de 400km/h) est donné par un journaliste au maire Molsheim et au PDG de Volkswagen AG : ainsi nait l'idée de la Bugatti Veyron. Après quelques déboires techniques, la voiture (de série) sortira en 2005 et battra le fameux record (413km/h) même si son prix est de 1 276 000 €. Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher.
|