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Volkswagen est dans une conjoncture très précaire. La Coccinelle, si elle remporte un vif succès, ne peut pas à elle seule assurer l’avenir de la marque. Porsche de son côté, constate que les ventes de la 911 s’émoussent peu à peu. C’est donc d’un commun accord que Porsche et Volkswagen, étroitement liés, entament le développement d’un coupé sportif accessible pour le grand public. Ce coupé sera vendu sous la marque Volkswagen. Une histoire qui n’est pas sans rappeler celle de la Porsche 914. Seulement voilà, Volkswagen se montre un peu frileux sur le projet, et ne souhaite pas mener à terme le développement de cette auto. Porsche rachète donc la part des travaux de Volkswagen, et poursuit le développement de son côté. Porsche s’attelle donc à créer une auto de caractère, efficace et confortable, utilisable au quotidien, pour une clientèle moins aisée que celle de la 911. C’est la naissance de la gamme des Porsche à moteur avant, gamme qui sera renforcée par la suite des 928, 944 et 968. Le moteur, pour commencer, est à refroidissement liquide (par eau) sur les moteurs avant. La transmission de la puissance aux roues arrières (toutes les Porsche sont propulsion, ou à 4 roues motrices) s’effectue via un système portant le nom de Transaxle. Cet arbre de transmission est couplé d’un côté au moteur, de l’autre à l’ensemble boîte/pont, à l’arrière de l’auto, donc. La première 924 était équipée d’un moteur à 4 cylindres en ligne de 2 litres de cylindrée, bénéficiant d’un bas moteur d’origine Audi (et exclusivement le bas moteur). Le haut moteur fut entièrement développé par Porsche. Par la faute de normes très contraignantes, la 924 était moins puissante Outre-atlantique qu’en Europe. C’est pourquoi les Américains ont boudé la 924 atmosphérique. Porsche répondit à cela par le lancement d’une 924 à moteur turbocompressé (2,0L Turbo 170 & 177 ch). En 1985 est lancée la 924 S, équipée du bloc moteur de la 944, légèrement modifié.
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